Les principaux producteurs de diamants actuels

En 2017, selon les données consolidées par le Système de Certification du Processus de Kimberley, les cinq plus grands pays producteurs de diamants fournissent plus de 80% du volume de diamants bruts du monde entier. La Russie, le Canada et le Botswana représentant à eux trois 58% de cette production. 

En 2017, en volume les pays producteurs les plus importants sont :

La Russie (28%)

Le premier diamant a été découvert en Russie en 1829, par un jeune serf qui lavait de l'or dans l'Oural. La Russie a développé l'extraction de diamants, contrôlée à 99 % par le géant ALROSA, dont l’Etat fédéral russe détient 33 % et l’Etat de Iakoutie (Sibérie Orientale) 25%.  Les gisements les plus importants du pays sont concentrés en Iakoutie.
Aujourd’hui la Russie est le plus gros producteur de diamants au monde.
 

Russie

Le Bostwana (15%)

Second plus important producteur de diamants au monde, le Botswana a connu une ascension économique remarquable depuis l’acquisition de son indépendance en 1966 grâce à l’exploitation responsable de ses gisements de diamants.
Cette croissance a été rendue possible par un étroit partenariat entre DE BEERS et le gouvernement du Botswana. En seulement 50 ans, un des plus pauvres pays au monde est devenu un pays moderne, au revenu moyen supérieur. 
Lorsque les premiers diamants sont découverts au Botswana en 1966, le pays ne compte que trois écoles d’enseignement secondaire; aujourd’hui, grâce aux revenus générés par les diamants, on en dénombre plus de 300 et chaque enfant voit sa scolarité payée par l’Etat jusqu’à l’âge de 13 ans.
 

Le Canada (15%)

Le Canada est un nouveau venu sur la scène mondiale du diamant mais est aujourd’hui le troisième producteur. Le pays a produit ses premiers diamants en 1998 dans la mine Ekati dans le Nord-Ouest du pays. En 2003, RIO TINTO mettait en production la mine de Diavik et en 2018 DE BEERS ouvrait sa mine Gahcho Kue, également dans les territoires du Nord- Ouest, à 200km au Sud du cercle polaire.

Les difficultés que rencontrent ces mines sont liées à leur emplacement très isolé combinées à des conditions climatiques souvent rudes en hiver. En effet, les mines ne peuvent recevoir des marchandises par voie terrestre que par une route de glace pendant une courte période de temps (entre six et dix semaines). Les mines doivent également disposer de logements et d’installations complètes pour leurs employés car elles sont toutes situées loin des agglomérations. En s’adaptant à ces conditions extrêmes, le Canada est devenu l’un des principaux pays producteurs de diamants.

 

Mine au canada Canada

L'Australie (11%)

La mine d’Argyle au Nord-Ouest de l’île devint célèbre en 1985 lorsqu’on y découvrit plusieurs diamants roses. Elle appartient aujourd’hui à RIO TINTO.
C'est la seule source importante connue de diamants roses, produisant plus de 90 % de l'approvisionnement mondial. 
Elle fournit en outre une grande partie d’autres diamants de couleur naturelle, de couleur champagne, cognac ainsi que de rares diamants bleus. 
Ayant exploité la totalité de ses ressources, la mine d’Argyle devrait fermer en 2020.  
 

Diamant de couleur Diamant de couleur

Un peu d'histoire :   L’Inde, le premier pays des diamants    

L’histoire des diamants commence en Inde il y a un peu plus de 3000 ans. Les diamants les plus extraordinaires comme le Hope, le Koh-I-Noor, le Régent et bien d’autres, en sont originaires. Les professionnels de la joaillerie, les collectionneurs, les amateurs éclairés les désignent aussi par l’appellation "diamants de Golconde"; Golconde est une région située entre le cours inférieurs des fleuves Godavari et Krishna dasn l'état de Telangana. L'inde fut le seul producteur de diamants au monde jusqu’à l’épuisement de ses gisements au XVIIIème siècle et elle reste aujourd’hui une zone d’exploration prometteuse.. 

Le Brésil, près d’un siècle et demi de monopole

Au Brésil, vers 1725, des prospecteurs appelés garimpeiros, traquent l'or munis de simples tamis et accompagnés de mules.  Ils découvrent des diamants dans l’état de Minas Gerais, rebaptisé ensuite Diamantina. Ces gisements firent la prospérité du Portugal jusqu’à l’indépendance du Brésil en 1822, et encouragèrent de nombreux aventuriers à venir tenter leur chance. Mais la production officielle et son contrôle s’avérèrent difficiles à organiser dans ce pays seize fois plus grand que la France, et les rendements des mines ne furent jamais ceux escomptés. Les deux plus beaux diamants brésiliens cités, sont l’English Dresden, 119,5 carats bruts trouvé en 1857, acheté par le marchand anglais Edward Dresden, et le Vargas 726,6 carats, trouvé en 1938.

L’Afrique du Sud, les débuts de l’industrie du diamant

En 1866, Erasmus Jacobs, 15 ans, fils d’un fermier boer, trouve un caillou plus brillant que les autres sur les rives du fleuve Orange, en Afrique du sud. Après examun, la pierre se révèle être un diamant brut de 21,25 carats, baptisé Eurêka. Deux ans plus tard, la découverte du Star of South Africa un diamant brut de 83,5 carats, déclenche la ruée sur la rivière Vaal et aux environs de Kimberley. 

Des prospecteurs affluèrent du monde entier, grattant le lit des rivières, tamisant les graviers, retournant les terrains des fermiers locaux. Ces derniers négocier des commissions sur les trouvailles, à défaut de les trouver eux-mêmes, ou revendaient leurs terrains à des prix multipliés par mille. C'est ainsi qu'en 1887, les frères Johannes et Diedrich De Beers cédèrent leurs terrains à un syndicat de prospecteurs, associant ainsi leur nom au diamant pour l’éternité. 

Dans un périmètre de 5 kilomètres, les cinq mines les plus fécondes en carats destinés à la joaillerie jaillirent de terre, parmi lesquelles les De Beers et Kimberley. Lieu de convergence pour des pionniers de toutes origines, de toutes langues, assoiffés d’aventure et de commerce, Kimberley a fonctionné durant 43 ans, de 1871 à 1914.

Le diamant : de l’odyssée de la nature à l’aventure des hommes

Découverts en Inde il y plus de 3 000 ans, les diamants exercent une fascination universelle et sont à l’origine d'histoires, de mythes et de légendes envoûtants. Cette fascination, qui s’est souvent muée en passion, est nourrie par l'âme, la beauté et la magie d’une pierre rare née il y a plus de 3,3 milliards d’années.

Les diamants se sont formés au cœur de la terre, entre 140 et 800km de profondeur, et sont le fruit d'un hasard extraordinaire associant une pression extrême à une température de 1 000 degrés. Au terme d'un processus de "cristallisation" long de plusieurs millions d'années, cette combinaison unique a permis de transformer un élément chimique commun, le carbone, en diamant. Ce miracle de la nature s'est produit il y a plusieurs milliards d'années, longtemps avant l'apparition de toute forme de vie sur terre.

Ces conjonctions idéales ne se sont jamais reproduites et la terre a cessé de produire des diamants il y a 900 millions d'années.

Bien plus tard, il y a 3 ou 400 millions d’années, les éruptions puissantes des premiers volcans ont fait remonter un très petit nombre de diamants intacts jusqu’à la surface de la terre.

Fruit de l’aventure universelle des éléments et des forces telluriques, un diamant nous raconte l’histoire de la Terre et de sa formation. Il nous raconte l’histoire de sa propre naissance, de son voyage improbable des tréfonds de la Terre jusqu’à la lumière du jour. Mais un diamant nous raconte aussi une autre histoire encore plus importante : une histoire humaine. Né il y a trois milliards d’années, le destin d’un diamant, taillé, apprivoisé, se mêlera à celui des hommes et des femmes qui l’ont trouvé, extrait, taillé, serti et enfin, consécration ultime, porté. Des profondeurs de la Terre, un diamant, authentique et précieux, vient éclairer et célébrer les moments et les relations les plus vrais et les plus précieux de notre vie.

Sur son chemin, le diamant est une source essentielle de richesse et de développement pour les communautés, régions et pays qui participent à son extraction et à son polissage. On estime à dix millions le nombre de personnes dans le monde qui dépendent directement ou indirectement de la filière du diamant pour leur éducation, leur santé, ou tout simplement leur subsistance, et cela dans des régions souvent défavorisées en Afrique ou en Inde. Le diamant aujourd’hui est également responsable. La vaste majorité des diamants commercialisés de nos jours sont extraits par des entreprises minières d’envergure mondiale, engagées à respecter les plus hauts standards et les règles les plus strictes en matière environnementale et sociale. Elles sont toutes particulièrement impliquées dans le développement et l’amélioration des conditions de vie et de travail des communautés locales.

Depuis quinze ans la filière mondiale du diamant est strictement contrôlée pour s’assurer notamment de l’application des engagements éthiques et sociaux établis par le Kimberley Process sous l’égide des Nations Unis et sous le contrôle permanent des ONG. Le Processus de Kimberley (www.kimberleyprocess.com) permet de garantir l’absence de diamants en provenance de régions de conflits dans toute la chaine de commercialisation.

Authentique, précieux et responsable, un diamant de plusieurs milliards d’années est porteur d’une symbolique forte. Le trouver, l’extraire, le tailler, le sertir, l’offrir, le porter et enfin l’offrir à son tour à quelqu’un qu’on aime, c’est prendre part à la plus belle des aventures, celle de la Terre et des Hommes.