Un couple de stars éternelles du cinéma

Cette célèbre pierre qui porte les noms entrelacés d’un couple de stars éternelles du cinéma, était une pierre brute de 241 carats, découverte en 1966 dans la mine Premier en Afrique du Sud. Le diamant poire de 69,42 carats acquis par Elizabeth Taylor et Richard Burton avait été taillé par le joaillier Harry Winston. Le Taylor-Burton a été re-poli, sur la demande de son propriétaire depuis 1979, Robert Mouawad.

Trop voyant pour sa première propriétaire

Harriet Annenberg Ames, sœur d’un éditeur millionnaire, l’avait acheté en 1967. Il était monté sur une bague en platine avec deux autres pierres plus petites. Mais comme elle n’assumait pas le port d’un tel bijou sur sa main à New York, il était souvent au coffre fort. Elle s’en sépara deux ans après. 

Le premier diamant de plus d’1 millions de dollars

Elizabeth Taylor, informée de sa future mise en vente, le fit acheminer vers la Suisse avec toute la sécurité nécessaire pour un aperçu en avant-première et retourner à New York pour les enchères. Elles furent organisées le 23 octobre 1969 et remportées pour la somme de 1 050 000 dollars par Robert Kenmore, président de la Kenmore Corporation qui possédait alors le joaillier Cartier. Richard Burton avait fixé ses enchères à 1 million maximum, parmi ses compétiteurs on comptait également, le joaillier Harry Winston, le magnat armateur grec Aristotle Onassis, et le Sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah. Cette vente avait atteint des sommets jamais vus, le précédent record pour un diamant datait de 1957 avec un montant de 305 000 dollars. Peu enclin à la défaite, Richard Burton en décida autrement, 24 heures après, le diamant Cartier devint le Taylor-Burton pour la somme de 1,1 million de dollars. 

Le Taylor-Burton

L’accord de vente prévoyait que le diamant soit exposé dans les boutiques Cartier de Chicago et New York avant d’être convoyé à ses nouveaux propriétaires. Les journaux de l’époque relatent des files d’attente de 6000 personnes par jour venues admirer le premier diamant de plus d’un million de dollars.
Richard Burton le fit monter en collier par Cartier. Bijou, qu’Elizabeth Taylor présenta pour la première fois en public lors de la fête du 40ème anniversaire de la Princesse Grace à Monaco.

Lors du second divorce du couple, le diamant poire d’Elizabeth Taylor fut vendu aux enchères au joaillier Henry Lambert pour environ 5 millions de dollars en 1978, soit une valeur actuelle d’environ 18.9 millions. Elizabeth Taylor consacra une partie de cette somme à la construction d’un hôpital au Botswana.

En 1979, Henry Lambert céda le Taylor-Burton au joaillier Robert Mouawad.

Le diamant : de l’odyssée de la nature à l’aventure des hommes

Découverts en Inde il y plus de 3 000 ans, les diamants exercent une fascination universelle et sont à l’origine d'histoires, de mythes et de légendes envoûtants. Cette fascination, qui s’est souvent muée en passion, est nourrie par l'âme, la beauté et la magie d’une pierre rare née il y a plus de 3,3 milliards d’années.

Les diamants se sont formés au cœur de la terre, entre 140 et 800km de profondeur, et sont le fruit d'un hasard extraordinaire associant une pression extrême à une température de 1 000 degrés. Au terme d'un processus de "cristallisation" long de plusieurs millions d'années, cette combinaison unique a permis de transformer un élément chimique commun, le carbone, en diamant. Ce miracle de la nature s'est produit il y a plusieurs milliards d'années, longtemps avant l'apparition de toute forme de vie sur terre.

Ces conjonctions idéales ne se sont jamais reproduites et la terre a cessé de produire des diamants il y a 900 millions d'années.

Bien plus tard, il y a 3 ou 400 millions d’années, les éruptions puissantes des premiers volcans ont fait remonter un très petit nombre de diamants intacts jusqu’à la surface de la terre.

Fruit de l’aventure universelle des éléments et des forces telluriques, un diamant nous raconte l’histoire de la Terre et de sa formation. Il nous raconte l’histoire de sa propre naissance, de son voyage improbable des tréfonds de la Terre jusqu’à la lumière du jour. Mais un diamant nous raconte aussi une autre histoire encore plus importante : une histoire humaine. Né il y a trois milliards d’années, le destin d’un diamant, taillé, apprivoisé, se mêlera à celui des hommes et des femmes qui l’ont trouvé, extrait, taillé, serti et enfin, consécration ultime, porté. Des profondeurs de la Terre, un diamant, authentique et précieux, vient éclairer et célébrer les moments et les relations les plus vrais et les plus précieux de notre vie.

Sur son chemin, le diamant est une source essentielle de richesse et de développement pour les communautés, régions et pays qui participent à son extraction et à son polissage. On estime à dix millions le nombre de personnes dans le monde qui dépendent directement ou indirectement de la filière du diamant pour leur éducation, leur santé, ou tout simplement leur subsistance, et cela dans des régions souvent défavorisées en Afrique ou en Inde. Le diamant aujourd’hui est également responsable. La vaste majorité des diamants commercialisés de nos jours sont extraits par des entreprises minières d’envergure mondiale, engagées à respecter les plus hauts standards et les règles les plus strictes en matière environnementale et sociale. Elles sont toutes particulièrement impliquées dans le développement et l’amélioration des conditions de vie et de travail des communautés locales.

Depuis quinze ans la filière mondiale du diamant est strictement contrôlée pour s’assurer notamment de l’application des engagements éthiques et sociaux établis par le Kimberley Process sous l’égide des Nations Unis et sous le contrôle permanent des ONG. Le Processus de Kimberley (www.kimberleyprocess.com) permet de garantir l’absence de diamants en provenance de régions de conflits dans toute la chaine de commercialisation.

Authentique, précieux et responsable, un diamant de plusieurs milliards d’années est porteur d’une symbolique forte. Le trouver, l’extraire, le tailler, le sertir, l’offrir, le porter et enfin l’offrir à son tour à quelqu’un qu’on aime, c’est prendre part à la plus belle des aventures, celle de la Terre et des Hommes.